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Aussi dans l’industrie :Ave Green intervient aussi dans l’industrie : ascenseurs, portes automatiques, quais et électricité. Ave Green Industrie (nouvel onglet)

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GuideEntreprise et flottes

Recharger une flotte de véhicules électriques en entreprise : puissance, pilotage et coûts

Par l’électricien qui dirige Ave Green, qualifié IRVE P1 · P2 · P3

Pour recharger une flotte, on part de l’énergie à remettre chaque jour : les kilomètres multipliés par la consommation. Un utilitaire qui roule 100 km demande environ 27 kWh, pertes comprises ; garé 13 heures la nuit, il lui suffit en moyenne d’un peu plus de 2 kW. Une gestion de charge partage la puissance du site entre les bornes, ce qui peut éviter de passer au-delà de 36 kVA. Une étude du site le confirme.

Électricien d’Ave Green vu de dos, en veste haute visibilité et harnais antichute, au travail sur une armoire électrique ouverte, fixée au bardage métallique d’un site industriel

Figure 1 · La nuit au dépôt : 10 utilitaires, 269 kWh

Sans gestion de charge10 bornes à 7,4 kW74 kW d’un coup pendant 3 h 40 : avec le bâtiment, le site demande 80 kVA

site : 36 kVA74 kWpleine vers 21 h 4018 h21 h0 h3 h7 h

Avec gestion de chargeplafond de 30 kWenviron 3 kW par véhicule : le site reste à 36 kVA, la flotte est pleine vers 3 h

site : 36 kVA30 kW18 h21 h0 h3 h7 h
Les deux surfaces violettes sont égales : 268,8 kWh, l’énergie de la nuit. Exemple : 10 fourgons, 100 km par jour, 25 kWh aux 100 km, garés de 18 h à 7 h. En beige, le bâtiment (6 kVA la nuit, hypothèse) ; en pointillé, la puissance du site ; en hachures, ce qui la dépasse.

En bref

  • On part des usages : kilomètres par jour, heures garées, lieu où dort chaque véhicule.
  • La nuit, 2 kW suffisent en moyenne à un utilitaire qui roule 100 km : une borne de 7,4 kW a de la marge.
  • Sans pilotage, les bornes s’additionnent : 10 bornes de 7,4 kW appellent jusqu’à 74 kW ; une gestion de charge les plafonne à la puissance libre.
  • Au-delà de 36 kVA, il faut une demande de raccordement à Enedis, et l’attestation Consuel si c’est l’ajout des bornes qui fait franchir ce seuil.
  • À l’usage, environ 5,40 € d’électricité pour 100 km en utilitaire, avec un kWh à 0,20 €.
  • Chez Ave Green : visite gratuite du site, puis devis. Rien à payer avant la pose.

Comment estimer les besoins de recharge de vos véhicules ?

Avant de choisir une borne, regardez comment roulent vos véhicules.

Les trois questions à poser pour chaque véhicule

  1. Combien de kilomètres, les jours chargés ? Pas la moyenne de l’année. Repère : un véhicule électrique d’entreprise roule en moyenne 105 km par jour, selon une enquête d’Enedis menée en mai 2025 auprès de 600 entreprises.a
  2. Combien d’heures garé, et où ? Au dépôt la nuit, au bureau le jour, ou chez le conducteur.
  3. Qui le conduit ? Véhicule de service affecté, véhicule partagé ou voiture de fonction : chaque usage pèse environ un tiers des flottes électrifiées.b Il décide de la gestion des badges (§ 6).

L’énergie à remettre chaque jour

Kilomètres du jour × consommation aux 100 km ÷ 100, plus 5 à 7 % de pertes entre la borne et la batterie.c Un fourgon à 25 kWh aux 100 km qui roule 100 km demande ainsi environ 27 kWh au compteur du site ; une citadine à 17 kWh qui roule 60 km, environ 11 kWh. Prenez la consommation lue sur l’ordinateur de bord ou dans la télématique, et relevez deux à quatre semaines de vrais kilomètres.

Où dorment les véhicules ?

Le dépôt est le cœur du système : quand l’entreprise a un parking équipé, la recharge sur place suffit presque toujours. Le domicile des conducteurs et les bornes publiques viennent en complément (§ 5).

À ne pas confondre

Les kW, c’est la puissance d’une borne. Les kVA, ce que tout le site peut appeler en même temps. Les kWh, l’énergie consommée, celle de la facture.

Pour un petit site jusqu’à 36 kVA, voir la puissance du compteur (kVA) ; pour les kWh et leur prix, le § 7.

Combien de bornes pour la flotte, et de quelle puissance ?

La puissance moyenne suffit presque toujours

Divisez l’énergie à remettre par les heures où le véhicule est garé : c’est la puissance moyenne dont il a besoin. Le fourgon de 100 km, garé de 18 h à 7 h, demande environ 2,1 kW.d Une borne de 7,4 kW en donne plus de trois fois plus.

Tableau 1 · La puissance qu’il faut, selon l’usage du véhicule

ProfilKilomètres et consommationÉnergie au compteurTemps garéPuissance moyenneSolution conseillée
Utilitaires rentrés le soir100 km, 25 kWh aux 100 km26,9 kWh13 h, de 18 h à 7 h2,1 kWUne borne de 7,4 kW par véhicule, avec gestion de charge
Voitures des commerciaux, au bureau60 km, 17 kWh aux 100 km11 kWh8 h1,4 kWBorne de 7,4 kW, ou une borne pour plusieurs voitures qui se relaient
Véhicule partagé, arrêt d’une heure100 km, 25 kWh aux 100 km26,9 kWh1 h≈ 27 kWBorne rapide en courant continu

L’enjeu n’est donc pas la puissance de chaque borne, mais la somme quand tous les véhicules se branchent ensemble (§ 3).

Une borne par véhicule, ou des bornes partagées ?

  • Une borne par véhicule garé en même temps : simple, sans personne pour déplacer les véhicules. La moitié des entreprises électrifiées qui ont un parking y ont au moins un point de charge par véhicule.
  • Des bornes partagées, si les véhicules se relaient : cinq citadines qui ont besoin de 1 h 30 de charge chacune peuvent se partager une borne sur 8 heures de bureau.e Il faut alors une règle, et quelqu’un pour déplacer les voitures.

Le nombre minimal de points imposé par la loi, lui, dépend des places du parking, pas des véhicules (§ 8).

7,4, 11 ou 22 kW : c’est le véhicule qui décide

Un véhicule ne prend jamais plus que son chargeur embarqué. Pour le Kangoo Van E-Tech, de 15 à 80 %, Renault annonce 5 h 15 sur une borne de 7,4 kW et 3 h 30 sur une borne de 11 kW.f La nuit, la différence ne compte pas ; elle compte pour les véhicules qui rechargent entre deux tournées, si le site est en triphasé. Voir le temps de recharge selon la puissance. Les prises, encore fréquentes en entreprise, restent lentes : à réserver aux véhicules qui roulent peu.g

Et les bornes rapides ?

Elles délivrent du courant continu à forte puissance, et ne servent que si les véhicules roulent beaucoup et s’arrêtent peu : navettes, livraisons en plusieurs tournées. En une heure, un véhicule limité à 11 kW en courant alternatif ne reprend qu’environ 10 kWh, soit 40 à 60 km ; sur une borne rapide d’au moins 100 kW, Renault annonce 30 minutes de 15 à 80 % pour le Kangoo Van. En contrepartie : matériel plus cher, forte puissance, Consuel au-delà de 36 kW. Seules 2 % des entreprises équipées en ont une de 50 kW ou plus.

Le site a-t-il assez de puissance pour toute la flotte ?

C’est le vrai point de départ : ce que le site peut fournir en même temps décide du reste.

Sans pilotage, toutes les bornes s’additionnent

Sans pilotage, on compte chaque borne à sa puissance maximale : rien n’empêche toutes les bornes de charger à fond en même temps.h Dix bornes de 7,4 kW font 74 kW appelables d’un coup, alors que dix utilitaires comme ceux du tableau 1 n’ont besoin, ensemble, que de 21 kW en moyenne sur la nuit.

Mesurer ce qui reste disponible

La puissance libre, c’est la puissance du site moins la consommation du bâtiment au même moment : souvent grande la nuit, quand bureaux et ateliers sont éteints, faible le jour. La puissance souscrite est sur la facture ; jusqu’à 36 kVA, avec un Linky, la courbe de consommation au pas de 30 minutes s’active gratuitement dans votre espace client Enedis ; au-delà, on la mesure pendant la visite du site.

36 kVA : la frontière à connaître

Jusqu’à 36 kVA, un site est en « puissance limitée » ; au-delà, en « puissance surveillée », toujours en triphasé, par paliers de 48 à 250 kVA ; plus haut, c’est la moyenne tension (figure 2).i Passer ce seuil demande :

  • une demande de raccordement à Enedis, et non une simple hausse d’abonnement chez le fournisseur ;
  • l’attestation de conformité visée par le Consuel, si c’est l’ajout des bornes qui fait passer le site au-delà de 36 kVA, ou si les bornes dépassent 36 kW au total ;
  • des délais et un coût de travaux qui dépendent du réseau autour du site.

Ces démarches auprès d’Enedis et du fournisseur sont faites par vous, le client. Avant de payer un renforcement, vérifiez si une gestion de charge suffit : c’est l’étude du site qui tranche.

Comment une gestion de charge partage-t-elle la puissance entre les véhicules ?

Un gestionnaire de charge mesure en continu la consommation du site et partage la puissance restante entre les véhicules branchés : à puissance égale, on dimensionne plus juste, ou on branche plus de bornes. La réglementation demande d’ailleurs que les installations de recharge permettent ce pilotage. Le détail : voir le délestage de la borne.

Exemple : 10 utilitaires sur une nuit de 13 heures

Prenons dix fourgons comme ceux du tableau 1 : 268,8 kWh à remettre entre 18 h et 7 h. Le site est en triphasé à 36 kVA ; si le bâtiment consomme 6 kVA la nuit (hypothèse), il reste environ 30 kVA, soit à peu près 30 kW pour des bornes (figure 1).

  • Sans gestion : 74 kW pendant 3 h 40. Avec le bâtiment, le site demanderait 80 kVA : il faudrait passer au palier de 84 kVA.
  • Avec un plafond de 30 kW : environ 3 kW par véhicule. Si la puissance se répartit bien, la flotte est pleine vers 3 h, quatre heures avant le départ. Même énergie, puissance divisée par 2,5.
  • Avec 20 kW, il faudrait 13 h 26 : la nuit ne suffit plus. Le plafond se règle avec une marge.j

Figure 1 · La nuit au dépôt : 10 utilitaires, 269 kWh

Sans gestion de charge10 bornes à 7,4 kW74 kW d’un coup pendant 3 h 40 : avec le bâtiment, le site demande 80 kVA

site : 36 kVA74 kWpleine vers 21 h 4018 h21 h0 h3 h7 h

Avec gestion de chargeplafond de 30 kWenviron 3 kW par véhicule : le site reste à 36 kVA, la flotte est pleine vers 3 h

site : 36 kVA30 kW18 h21 h0 h3 h7 h
Les deux surfaces violettes sont égales : 268,8 kWh, l’énergie de la nuit. Exemple : 10 fourgons, 100 km par jour, 25 kWh aux 100 km, garés de 18 h à 7 h. En beige, le bâtiment (6 kVA la nuit, hypothèse) ; en pointillé, la puissance du site ; en hachures, ce qui la dépasse.

Les réglages qui comptent

  • Phase par phase. Des bornes monophasées se répartissent sur les trois phases, par exemple 4, 3 et 3. Sans gestion, la phase à 4 bornes appellerait 128 A, quand un site de 36 kVA offre environ 52 A par phase ; avec le plafond de 30 kW, elle finit vers 4 h 45.k
  • Le minimum de chaque borne : environ 6 A, soit 1,4 kW en monophasé et 4 kW en triphasé.l Quand la puissance manque, le gestionnaire met des véhicules en attente : sous 30 kW, 7 bornes triphasées au plus chargent ensemble.
  • Les priorités : le véhicule qui part à 6 h avant celui de 9 h, les véhicules de service avant les voitures des salariés.
  • Les heures creuses. Jusqu’à 36 kVA : 8 h par jour, dont au moins 5 h la nuit, mais selon le contrat une partie peut tomber l’après-midi, entre 11 h et 17 h, surtout l’été. Au-delà, d’autres règles s’appliquent. Calez la plage de charge sur votre facture : voir recharger en heures creuses.

Ce que font les entreprises

Selon l’enquête d’Enedis, celles qui pilotent le font surtout pour maîtriser la facture (71 %) et, pour 23 % d’entre elles, la puissance de raccordement, afin d’éviter des travaux.

Dépôt, domicile ou borne publique : où recharger chaque véhicule ?

Souvent, une combinaison des trois. Sans borne sur leur site, les entreprises comptent sur le domicile des salariés, des parkings privés ou la voirie (figure 3).

Au dépôt ou au bureau

Le cœur du système : la recharge la plus simple à suivre et, en général, la moins chère, pour tous les véhicules qui rentrent le soir.

Au domicile du conducteur

Pour les voitures de fonction et les véhicules qui ne repassent pas par le site. Un utilitaire de 100 km s’y recharge en 3 h 40 environ sur une borne de 7,4 kW, en 7 h 30 à 8 h 40 sur une prise renforcée. L’employeur peut payer la borne et rembourser l’électricité, selon des règles valables jusqu’au 31 décembre 2027 : voir l’avantage en nature de la recharge. Conducteur en immeuble : voir la borne de recharge en copropriété.

Sur les bornes publiques, en tournée

En complément, pour les longues journées : plus chères et moins prévisibles. Voir comment marche une borne de recharge publique.

Les voitures personnelles des salariés

45 % des entreprises équipées laissent leurs salariés recharger leur voiture sur place ; quatre sur dix d’entre elles y mettent des conditions. Jusqu’au 31 décembre 2027, cette recharge au travail est un avantage évalué à 0 €, électricité comprise. Placez ces voitures en dernière priorité.

Badges, supervision, comptage : comment savoir qui recharge quoi ?

Un badge par véhicule, ou par conducteur

  • Véhicule affecté : un badge par conducteur ou par véhicule.
  • Véhicule partagé : un badge par véhicule, rangé avec les clés. Vous savez ainsi quel véhicule a pris quels kWh.
  • Voitures personnelles : un badge par salarié, pour pouvoir refacturer si l’entreprise le décide.

La supervision

Une plateforme suit les bornes à distance : état, pannes, recharges par badge, énergie, réglages. Le protocole ouvert OCPP permet d’en changer sans changer de bornes.m Toutes les bornes ne le proposent pas, et OCPP 1.6 n’est pas compatible avec OCPP 2.1 : voir les bornes que nous posons. Pour les bornes installées ou rénovées à partir de 2027, une règle de communication est prévue, sauf report.n

Chez Ave Green, nous remettons les badges et réglons l’application ; pour la supervision, nous vous aidons à mettre en place la solution d’éditeur de votre choix.

Compter les kWh

Pour refacturer au kWh, il faut un compteur conforme à la directive européenne MID. Les règles sont dans notre guide sur l’avantage en nature de la recharge, partie « Le compteur MID ».

Combien coûte la recharge d’une flotte ?

Le coût de l’énergie, en une formule

Coût pour 100 km = consommation aux 100 km ÷ 0,93 × prix du kWh. À 0,20 € le kWh : environ 5,40 € pour un utilitaire à 25 kWh aux 100 km, 3,70 € pour une citadine à 17 kWh, et 54 € par nuit pour les 10 fourgons de l’exemple.

Tableau 2 · Le coût de l’électricité, selon le prix du kWh

Prix du kWhUtilitaire, 25 kWh aux 100 kmCitadine, 17 kWh aux 100 km10 fourgons, une nuit10 fourgons, un an
0,15 €4,03 € pour 100 km2,74 € pour 100 km40,32 €≈ 8 900 €
0,20 €5,38 € pour 100 km3,66 € pour 100 km53,76 €≈ 11 800 €
0,25 €6,72 € pour 100 km4,57 € pour 100 km67,20 €≈ 14 800 €

Ce qui fait varier l’investissement

Le nombre de bornes et leur puissance ; une gestion de charge ou un renforcement du raccordement ; la longueur des câbles et des tranchées ; les badges, les compteurs MID et la plateforme ; l’étude de conception, obligatoire dès 50 places ; le Consuel quand il est dû. Pour une entreprise, la TVA sur ces travaux est de 20 %.

Chez Ave Green, un projet d’entreprise est chiffré sur devis, après une visite gratuite du site : voir nos bornes de recharge en entreprise.

Les aides en 2026

La prime Advenir ne finance plus la recharge des voitures et utilitaires légers sur un parking d’entreprise, seulement celle des poids lourds et des autocars. Voir la prime Advenir et les aides pour une borne de recharge.

Quelles règles s’appliquent à la recharge d’une flotte ?

Le résumé au 21 octobre 2026 ; les guides liés donnent le détail.

  • Parking de plus de 20 places d’un bâtiment non résidentiel : depuis le 1er janvier 2025, un point de recharge sur une place accessible aux personnes à mobilité réduite, puis un par tranche de 20 places supplémentaires. Un parking qui dépend d’un bâtiment possédé et occupé par une PME n’est pas concerné ; et le nombre de points peut être réduit si les travaux en amont du tableau général coûtent plus que les bornes. Voir les obligations des parkings.
  • Parking d’au moins 50 places : étude de conception électrique obligatoire, faite par un professionnel titulaire d’une qualification pour ces études ; la partie qui touche au réseau public est étudiée par Enedis.
  • Plus de 36 kW de bornes, ou passage au-delà de 36 kVA dû à leur ajout : attestation Consuel. Voir qui peut installer une borne de recharge.
  • Pilotage : les installations de recharge doivent permettre de piloter la recharge.
  • Flottes d’au moins 100 véhicules : depuis le 1er mars 2025, une taxe annuelle est due si les véhicules entrés récemment comptent trop peu de véhicules à faibles émissions. Objectif : 18 % en 2026, 25 % en 2027, 48 % en 2030 ; tarif : 4 000 € en 2026, 5 000 € dès 2027, multiplié par l’écart à l’objectif et par le taux de renouvellement.o
  • Collectivités et État : des quotas de renouvellement, par exemple 40 % de véhicules à faibles émissions pour les collectivités de 2025 à 2029.
  • À venir : une directive européenne de 2024 demande, d’ici au 1er janvier 2027, un point de recharge pour 10 places ou des fourreaux pour la moitié des places dans les bâtiments non résidentiels de plus de 20 places ; au 21 octobre 2026, elle n’est pas encore reprise dans le Code de la construction.

Comment déployer la recharge par étapes, sans tout refaire dans deux ans ?

  1. Relever les usages de chaque véhicule : kilomètres, horaires, lieu de stationnement.
  2. Mesurer la puissance disponible : facture, courbe de consommation, visite du tableau général.
  3. Choisir l’architecture : bornes, puissance, gestion de charge, badges, supervision, comptage.
  4. Préparer la suite : fourreaux pour les places suivantes, place réservée dans le tableau, gestionnaire capable d’accepter d’autres bornes.
  5. Faire les démarches : Enedis ou le fournisseur si la puissance change (c’est vous qui la demandez), étude de conception dès 50 places, Consuel quand il est dû.
  6. Mettre en service : essais, réglage de la gestion de charge, badges, supervision.
  7. Revoir après quelques mois avec les données de la supervision, ajuster les priorités, puis décider des bornes suivantes.

Après la pose, prévoyez le suivi : notre dépannage de borne de recharge intervient sur toutes les marques, et un contrat d’entretien est proposé.

Notre conseil d’électricien

Mesurez avant d’acheter : quelques semaines de vrais kilomètres et la puissance libre de la nuit disent presque tout. Et prévoyez dès le premier chantier les fourreaux des places suivantes.

Ave Green, société d’électricité spécialisée dans les bornes de recharge

Ce qu’en dit un client

« Je tiens à partager mon excellente expérience avec la société Ave Green pour l’installation de ma borne électrique.

L’équipe a été très professionnelle du début à la fin : conseils clairs, accompagnement sérieux et travail soigné. L’installation a été réalisée dans les délais annoncés, avec une grande attention aux détails et une vraie maîtrise technique.

Le chantier a été laissé propre et toutes mes questions ont trouvé des réponses précises. Je suis pleinement satisfait du résultat et du fonctionnement de ma borne.

Je recommande vivement cette entreprise pour leur sérieux, leur efficacité et la qualité de leur service. »

Questions fréquentes sur la recharge d’une flotte

Faut-il une borne par véhicule ?

Pas forcément. Une borne par véhicule garé la nuit est la solution la plus simple : c’est le cas de la moitié des entreprises électrifiées qui ont un parking. Si les véhicules se succèdent dans la journée, une borne peut en recharger plusieurs, à condition que quelqu’un les déplace. Le nombre minimal imposé par la loi dépend des places du parking, pas des véhicules, et une PME qui possède et occupe ses locaux n’y est pas soumise.

Quelle puissance de borne pour des utilitaires électriques ?

Pour une recharge de nuit, 7,4 kW suffisent largement : un utilitaire qui roule 100 km a besoin d’environ 27 kWh, soit 2 kW en moyenne sur 13 heures. Une borne de 11 ou 22 kW n’est utile que si le véhicule l’accepte et s’il recharge en journée, entre deux tournées.

Faut-il augmenter la puissance électrique du site ?

Pas toujours. Sans pilotage, 10 bornes de 7,4 kW peuvent appeler 74 kW ensemble. Avec une gestion de charge, la puissance des bornes est plafonnée à ce que le site a de libre, souvent beaucoup la nuit. Seule une étude de la puissance disponible dit si un renforcement est nécessaire.

Que change le passage au-delà de 36 kVA ?

Le site passe de la « puissance limitée » à la « puissance surveillée ». Il faut une demande de raccordement à Enedis, et non une simple hausse d’abonnement auprès du fournisseur. Si ce passage vient de l’ajout de bornes, l’attestation de conformité visée par le Consuel devient obligatoire.

Des bornes rapides sont-elles utiles pour une flotte ?

Seulement si les véhicules roulent beaucoup et s’arrêtent peu. En une heure sur une borne en courant alternatif, un véhicule limité à 11 kW ne reprend qu’environ 10 kWh. Une borne rapide demande plus de puissance, un matériel plus cher et, au-delà de 36 kW, une attestation Consuel.

Comment gérer la recharge des véhicules partagés ?

Avec un badge par véhicule, rangé avec les clés, et une supervision qui attribue chaque recharge à ce badge. La gestion de charge donne la priorité au véhicule qui repart le plus tôt. Vous savez ainsi quel véhicule a consommé quoi, et aucun ne part vide.

Combien coûte l’électricité d’un utilitaire pour 100 km ?

Sa consommation aux 100 km, plus environ 7 % de pertes, multipliée par le prix du kWh de votre contrat. Pour un utilitaire à 25 kWh aux 100 km et un kWh à 0,20 €, comptez environ 5,40 € ; pour 10 fourgons qui roulent chacun 100 km par jour, environ 54 € d’électricité par nuit.

Une flotte de 100 véhicules doit-elle passer à l’électrique ?

Une entreprise privée n’a plus de quota d’achat de voitures ou d’utilitaires. Mais depuis le 1er mars 2025, une flotte d’au moins 100 véhicules paie une taxe annuelle si elle ne compte pas assez de véhicules à faibles émissions parmi ceux entrés récemment : l’objectif est de 18 % en 2026 et de 25 % en 2027. Les collectivités et l’État, eux, gardent des quotas.

Historique

  • 22 octobre 2026 : rédaction du guide.

Les tarifs d’électricité changent en principe le 1er février et le 1er août, et chaque loi de finances peut modifier la taxe des flottes : ce guide est revérifié à chaque fois.

Pour aller plus loin

Hamza Mayioui, électricien, dirigeant d’Ave Green

Hamza Mayioui

Électricien, dirigeant d’Ave Green · Qualifié IRVE P1 · P2 · P3, électricien habilité

Ave Green est dirigée par Hamza Mayioui, son fondateur, électricien qualifié IRVE P1, P2, P3.

« Artisan électricien, je prépare chaque chantier en amont, je pose du matériel de qualité et je repars en laissant tout propre. Je conseille en priorité des bornes fabriquées en France ou en Europe, mais c’est vous qui choisissez, et si une ligne du devis ne sert à rien, je la retire : je n’aime pas la surfacturation. »

En savoir plus : qui écrit ce guide

Votre flotte passe à l’électrique : parlons de votre site

Décrivez votre flotte et votre site : nous venons voir votre installation gratuitement, nous regardons la puissance disponible, puis nous vous envoyons un devis. Nous prenons en charge l’attestation Consuel, nous remettons les badges et réglons l’application. Rien à payer avant la pose : vous réglez une fois votre borne installée.

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